Le jardin zoologique « Olbius » et ses mamans sauvages.
Tout prés de chez moi, dans la petite ville du Var où nous habitons depuis peu, existe un très beau parc zoologique pourvu d’une aire de jeu pour enfants.
Une chose me frappe ici par rapport aux parcs pour enfants que nous fréquentions à Nice, c’est l’absence totale de communication des mères entre elles.
On se croirait à OK.CORRAL.
A peine une nouvelle venue a-t-elle franchi le périmètre de sécurité du bac à sable que tous les regards se tournent vers elle pour la jauger des pieds à la tête laissant deviner les pensées mal intentionnées de ces mater professionnelles : « Mais qui c’est celle là ? Qu’est-ce qu’elle est mal coiffée ! Et son mouflet : qu’est-ce qu’il est sale ! pourvu qu’il soit pas dans la même école que mon gamin. Et ce look d’ado : à son âge, ridicule ! »
S’aventure t’on à en approcher une de trop près qu’elle s’échappe vous lançant un regard effaré semblant vouloir dire « Non mais vous n’espériez pas me parler tout de même ! ». Cet individualisme m’effraie.
Pourtant, avant de quitter Nice, lorsque nous parlions de notre prochaine migration dans le Var, certaines voix nous disaient : « Vous verrez, vous ne le regretterez pas. Les gens sont vraiment cool là-bas. »
Or, c’est tout l’inverse que je constate. Ici les gens sont beaucoup plus fermés et semblent n’accepter communiquer qu’entre eux.
Rien à voir avec cette nonchalance italienne qui offre une musicalité sans pudeur aux rapports humains qu’entretiennent les Niçois.
Etrange tout de même ce changement radical de mentalité à seulement 150 kms de distance.
Ici, je me sens mal à l’aise et le manque de communication commence à me courir sur le haricot. Nous envisageons d’ailleurs de quitter dare-dare cette région de sauvages pour revenir à la civilisation et à notre bonne vieille cité de la Baie des Anges où rires et convivialité sauront nous consoler de ce « passage à vide ».
Ah Nice, que tu nous manque.