Vendredi 11 avril 2008

Ça y est c’est fait, nous voilà de retour à Nice. Je dirai même plus, nous voici ENFIN de retour dans notre belle cité des Anges.
Adios Hyères et ses palmiers.

Adios le Mistral qui rend fou furieux.

Et bonjour le pays de la Socca, des potes et du sourire.

Impossible d’en parler avant, tant ces deux premières semaines niçoises furent consacrées à bourlinguer de colline en colline et du vieux Nice à la Piétonne. De la Prom’ retrouvée au Parc Carol de Roumanie.

De l’avenue de la République transformée au boulevard Gorbella méconnaissable.

Le tram est passé par là et moi, j’ai sauté dedans à la première occasion.

Super. Sensation de glisse dans un silence nouveau. Mon petit loup qui s’accroche à tous les sièges pour « tester » le confort de la rame. L’assureur qui parcoure Nice Matin d’un œil tout en consultant de l’autre les messages sur son mobile. La mamie qui contemple son panier tout frais du marché en se demandant si ces aubergines finiront en tian ou en ratatouille.  La petite pépée qui rajuste son string trop mini sous son slim maxi moulant. Et moi qui plane, plane, plane. J’adore ma ville. Je m’y sens revivre et j’ai envie d’embrasser tout le monde.

A défaut, j’étreins chaleureusement mon petit ange dans mes bras en lui murmurant qu’il peut être fier d’être Niçois. Une petite larme vient caresser son front laissant derrière elle une trainée irisée. Une gouttelette de nacre.

La nacre du bonheur…

Pour le coup, j’en aurai presque chanté l’hymne local à tue-tête et a capella ici, en plein midi, parcourant l’avenue Jean Médecin à bord du serpent d’argent qui chuchote sur les rails, sous le regard médusé de mes compatriotes me jugeant apte à aller vendre les chichis du Castel plage à la plage opéra au mois d’aout.

Allez, on va la chanter ensemble, et après chaque couplet n’hésitez pas à crier de tout cœur Viva Viva Nissa la Bellaaaaaaaaa







 


Nissa la Bella


O la miéu bella Nissa
Regina de li flou
Li tiéu viehi taulissa
Iéu canterai toujou.
Canterai li mountagna
Lu tiéu tant ric decor
Li tiéu verdi campagna
Lou tiéu gran soulèu d’or.

Toujou iéu canterai
Souta li tiéu tounella
La tiéu mar d’azur
Lou tiéu cièl pur
E toujou criderai
en la miéu ritournella
Viva, viva, Nissa la bella

Canti la capelina
La rosa e lou lilà
Lou Pouòrt e la Marina
Paioun, Mascouinà !
Canti la soufieta
Doun naisson li cansoun
Lou fus, la coulougneta,
La miéu bella Nanoun.

Toujou iéu canterai
Souta li tiéu tounella
La tiéu mar d’azur
Lou tiéu cièl pur
E toujou griderai
en la miéu ritournella
Viva, viva, Nissa la bella

Canti li nouòstri gloria
L’antic e bèu calèn
Dòu dounjoun li vitoria
L’oudou dòu tiéu printemp !
Canti lou vielh Sincaire
Lou tiéu blanc drapèu
Pi lou brès de ma maire
Dòu mounde lou plus bèu

Toujou iéu canterai
Souta li tiéu tounella
La tiéu mar d’azur
Lou tiéu cièl pur
E toujou griderai
en la miéu ritournella


Viva, viva, Nissa la bella

 

Par cocostar70 - Communauté : NICE, un état.........d'esprit
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Dimanche 2 mars 2008

P-ques-avril-2007-099.jpg
Scott,

Demain tu vas nous quitter et je profite de ce dernier moment prés de toi, de cette dernière soirée où tu te colles à mon ordinateur, lové sur le canapé, où je peux encore passer ma main dans ton pelage adoré, où je peux encore t’entendre ronronner, pour te dire combien je t’aime et combien je t’ai aimé mon chat.

Mon Scott chéri,

Voilà 17 ans que tu es mon compagnon, mon fidèle Scotty qui sais tout de moi, de mes rires, de mes larmes, de mes angoisses. Mon matou adoré qui m’a toujours suivi, tu m’as donné ta confiance, ton amour et j’ai taché de te rendre la vie belle, douce et aimée. Je t’ai nourri t’ai soigné, t’ai serré très fort dans mes bras quand dans mon âme il gelait et demain pour la dernière fois, je t’étreindrai de tout mon être pour t’accompagner dans ton ultime voyage.

Mon Scott adoré,

C’est quoi ce vilain cancer que tu m’as chopé, celui qui fait  gonfler ton ventre et t’empêche de manger, celui qui t’arrache à moi sans que j’y sois préparée, celui qui m’oblige à décider de l’heure finale, de la dernière minute, de la dernière seconde de ta vie.

Mais je ne veux plus te voir souffrir, je serais abominable si par lâcheté je n’avais pris la décision d’abréger ton tourment.

Scott, tu auras connu mon fils et c’est bien là le plus précieux pour moi. Pauvre petit chou qui s’est effondré en larmes quand j’ai du lui apprendre ton départ. Mais comme il me l’a dit, avec ses petits yeux tout mouillés: « Scott va aller au Paradis des chats, hein maman, il va y aller ? » Bien sûr qu’il va y a aller mon trésor, et plutôt 2 fois qu’une.
Et puis 17 ans, c’est tout de même honorable pour un bon gros chat. Toi mon  formidable chasseur, racé, d’une incroyable agilité, un brin aristocrate et terriblement rusé, tu es et resteras mon héros félin, mon ami de toujours, mon fidèle compagnon.

Demain ça va être dur. 9h20, l’heure de la fin, mon cœur va saigner mais je resterai digne pour que tu partes serein et confiant. Que tu me sentes prés de toi jusqu’au bout. Toi et moi c’est à jamais.

Je t’aime mon Scott.


Par cocostar70 - Communauté : Les chapitres de ma vie
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Vendredi 11 janvier 2008

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Dans le souci de mettre un terme à la morosité ambiante, je décidais ce mercredi 9 janvier  de me mêler à la foule hystérique de ce premier jour de solde pour voir si mon bonheur ne passerait pas un petit peu par ma garde-robe.

Une heure plus tard, j’abdique devant l’heure de queue qui précède la caisse des Galeries Lafayette et abandonne mon shopping vestimentaire pour me réfugier dans les allées plus tranquilles de la Fnac.

 Au détour du rayon ésotérique, mon regard s’arrête sur un titre évocateur : « Enquête sur l’existence des Anges Gardiens ». Immédiatement, ma curiosité est piquée au vif par le résumé en dernière de couverture :

« San Francisco. Pierre Jovanovic, grand reporter au Quotidien de Paris dont il est en charge de la rubrique scientifique, se trouve dans une voiture.

Soudain, il se jette sur la gauche, une fraction de seconde avant qu’une balle ne pulvérise le pare-brise. Ce geste inexpliqué lui sauve la vie.

Plus tard, des amis lui racontent des histoires similaires : journalistes arrachés à la mort par miracle, temps qui «ralentit mystérieusement », « voix intérieures » qui avertissent d’un danger.

Pendant 6 ans, Pierre Jovanovic a enquêté auprès de patients, de médecins et de chercheurs.

Tous ces signes pourraient-ils être la preuve de l’existence des Anges Gardiens ? »

 

Ni une ni deux, j’embarque le bouquin et manque de m’écraser au bas de l’escalator, mes yeux ne parvenant pas à se détacher des premières pages que j’avale hystériquement. Fort heureusement, une main salvatrice me tire vers l’arrière au moment où mes pieds allaient se faire avaler par la grosse bouche d’acier qui m’attendait en bas.
Merde alors, moi aussi j’aurai un ange gardien ?

Je me retourne et croise le regard navré d’un grand black portant un le badge « Sécurité » de la Fnac.

Ben ça alors, c’est pas comme ça que je l’avais imaginé le mien.

Bref, comme une vraie gamine, une fois rentrée à la maison je me jette sur ce bouquin dont le sujet m’interpelle  tout particulièrement : existe –t’il une dimension parallèle, un univers invisible, où résideraient ces mystérieuses créatures célestes ? Est-il possible que nous soyons sans cesse observés par une entité prête à nous sauver la vie ou nous éviter catastrophes et gros pépins ? Et là, premier réflexe : je me fâche.

Si vraiment les anges gardiens existent, mais que fout le mien ? De quelle espèce d’ange flemmard m’aurait-on donc affublé ? Si je connaissais son nom, je pourrai au moins l’engueuler, lui demander qu’est-ce qu’il peut bien branler là haut au lieu de faire son boulot. Car des emmerdes, j’en ai plein le dos et nulle trace de héros ailé dans les parages. Pas un battement d’aile, pas une lumière divine pour apaiser le flot de mes tracas.
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Bon, soyons honnêtes, le bouquin stipule bien que les anges n’interviendraient qu’en cas de situations extrêmes. De drames irréversibles. Mais bon, les cieux n’ont sans doute pas la même conception du drame que moi et je peux donc me gratter avant que mon fainéant d’ange gardien vienne me filer un coup de main.

Puis, plus j’avance dans le bouquin, plus c’est contre moi que je me fâche. Mais ma pauvre fille, comment tu peux croire en de telles balivernes, comment même as-tu pu dépenser tes euros pour acheter pareille hérésie ?

D’autant que ces petites histoires commencent carrément à me faire flipper. Si l’on en croit certains sujets de ce bouquin (je dis bien « si l’on en croit »), certains anges n’hésiteraient pas à se manifester directement auprès de leur petit protégé.

Du genre, t’es tranquillement en train de bouquiner dans ta chambre quand soudain, une entité lumineuse s’assoie au bord de ton lit pour taper la conversation. Sympa non ? Ou mieux encore, tu te balades dans  une petite rue sombre un soir de pluie, quand une main malicieuse te tape sur l’épaule. Tu te retournes : personne. Charmant non ?

Je me demande si l’on parle toujours d’ange ou de démon et mon intérêt pour le thème commence à faiblir.

Car tout en tachant d’aborder le sujet avec le plus de pragmatisme possible, je me demande aussi pourquoi certains jouiraient d’un joker prêt à leur sauver la mise à tout bout de champ quand des milliers de malchanceux crèvent à même le trottoir de nos cités d’hommes. Quand des milliers de bout de choux subissent les pires sévices de la part de pédophiles bien sataniques ceux-là. Quand nombre de femmes meurent chaque jour sous les coups de leur conjoint. Quand au nom de la religion on assassine et on torture à tout va…. Et j’en passe et des pires.

Vous l’aurez compris, si les Anges gardiens existaient vraiment, ce ne serait qu’une bande de vicelards voyeurs se délectant des malheurs de l’humanité.

Moi, des anges comme ça j’en veux pas. Et au final, je me demande si ce Pierre Jovanovic ne confondrait pas enfer et paradis, voire même si le mec ne carbure pas à l’ecstasy.
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Finalement, à la 150ème page je balance le bouquin, des frissons plein l’échine, prête à passer une nuit hantée de créatures surnaturelles et de petits farfadets qui viennent me chatouiller les pieds, et au regard des vrais malchanceux de notre terre, je finis par les aimer mes petites emmerdes si banales.

Et vous, croyez-vous avoir un ange gardien ?

Par cocostar70 - Communauté : LA PAGE DU JOUR
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Lundi 7 janvier 2008


Tout d’abord, je tiens à souhaiter à tous les visiteurs de ce blog mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2008.

Je vous souhaite à tous le meilleur et je remercie certains de mes nouveaux amis blogueurs pour leur témoignage d’amitié et de soutien  durant une période qui fut quelque peu difficile pour moi.

Alors merci Jeanmich, merci Mor-Galith, StefdeNice, MM, Chana et tous les autres que je ne manquerai pas de visiter sous peu.

 Je n’ai pas pris de bonne résolution pour 2008, car c’est exactement tout ce que je déteste, mais j’ai à cœur de démarrer cette nouvelle année sous le signe de l’optimisme et du sourire retrouvé.

Et en parlant de sourire, si on démarrait l’année avec un peu de politique ?

Non que je veuille sourire d’une politique qui m’effraie plus qu’elle ne m’amuse, je veux sourire de ceux qui la traitent, cette politique.

 La traitent de quoi ? Ca, ça dépend justement de quel côté on se place.

En glanant quelques infos sur la popularité de Nicolas, notre président-superstar, je tombe sur deux articles, l’un publié sur le site TF1/LCI.fr et le second sur le site du Monde, et qui analysent avec une différence de point de vue surprenante, le même sondage sur la popularité du président auprès des français.

 Je vous laisse seuls juges :

 Popularité : Sarkozy et Fillon s'essoufflent

TF1/LCI - le 15/12/2007 – Mis à jour le 30 décembre 18h40

 

La popularité du chef de l'Etat se rapproche de la barre symbolique des 50%, selon un sondage Ifop pour le Journal de Dimanche. De son côté, le Premier ministre enregistre un taux de satisfaction de 49%, contre 52% lors de la précédente vague.

 

 

Jamais depuis son élection la cote de popularité de Nicolas Sarkozy n'avait été si basse. Selon un sondage Ifop pour le Journal de Dimanche, le chef de l'Etat recueille 52% d'opinions positives, soit trois points de moins que le mois dernier. Au mois d'août, il culminait même à 69% de bonnes opinions. Ce mois-ci, seules 52% des personnes interrogées se disent satisfaites de l'action du président de la République, 47% s'estimant insatisfaits.

Même chose pour François Fillon. La popularité du Premier ministre a baissé de trois points à 49%, contre 52% lors de la précédente vague. Depuis son arrivée à Matignon, sa popularité a baissé de 13 points et se retrouve aujourd'hui au plus bas.

Sondage réalisé du 6 au 14 décembre par téléphone ou au domicile des personnes interrogées auprès d'un échantillon national de 1.864 personnes.

La cote de popularité du chef de l'Etat s'est "normalisée"

LE MONDE | 31.12.07 | 14h01  •  Mis à jour le 31.12.07 | 14h01

Huit mois après son élection, Nicolas Sarkozy continue de jouir d'une bonne opinion auprès des Français. Mais sa cote de popularité est redescendue à un étiage classique.

"Le président de la République a commencé son mandat par un état de surgrâce, désormais il retrouve des niveaux de popularité conformes à ce qu'on a observé pour ses prédécesseurs au bout de sept ou huit mois de mandat", analyse Jean-Luc Parodi (IFOP).

"On assiste à un retour à la normalité", confirme Bruno Jeanbart (Opinion Way). "Il a perdu la popularité qu'il avait acquise au début auprès de certains électeurs qui n'avaient pas voté pour lui. Seuls 25 % des sympathisants de gauche approuvent aujourd'hui son action… sarko.jpg
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Samedi 15 décembre 2007
A tous ceux et toutes celles qui ont la gentillesse de me rendre visite, je  vous prie d'excuser cette interruption momentanée des programmes.
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Le service information est en grève. Je tente par tous moyens une négociation équitable afin de rétablir au plus vite l'intérêt  de ce blog.
Gros bisous à tous et merci de votre compréhension
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Mercredi 28 novembre 2007

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Dimanche soir, en zappant sur les chaînes satellite, je tombe sur un docu hallucinant. Un reportage sur deux sœurs siamoises de 16 ans qui vivent aux Etats-Unis. Elles sont scellées dans le même corps. Un corps à deux têtes !

Tout d’abord, stupéfaction de ma part car j’ignorais que des siamois pouvaient atteindre cet âge et encore moins lorsqu’ils partagent le même corps.

J’apprends alors que les sœurs Hensel, Abigail et Britanny de leurs prénoms, restent une énigme pour les scientifiques et qu’elles sont bien un cas rarissime de siamoises non séparées qui vivent à deux dans un corps par ailleurs en pleine santé.
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Jusqu’à la taille, elles possèdent les organes d’une seule et même personne , mais au-delà, elles ont chacune un cœur, 2 poumons, 2 estomacs et évidemment, 2 cerveaux bien distincts. Mais alors, pourquoi leurs parents ne les ont-ils pas fait séparer ? Tout d’abord, parce que cette ironie du sort ne s’est faite connaître qu’à leur naissance. Les échographies de la grossesse n’avaient rien révélées. De plus, les séparer signifiait les couper littéralement en 2, pour ensuite leur attribuer une moitié de corps artificielle. Ce qui impliquait de multiples opérations et l’impossibilité pour elles de se mouvoir et de vivre comme tout le monde. Leurs parents ont donc décidé de laisser faire la nature.

Au début, je regarde ces jeunes filles comme des bêtes curieuses, me demandant même s’il ne s’agit pas d’un montage, d’un canular. Mais au fur et à mesure, je me prends de sympathie pour elles et je finis par m’émouvoir de ce sort que la vie les oblige à endosser, à accepter. Vivre à deux dans un même corps, surtout à l’âge où les premiers émois amoureux se font connaître, ce doit être un véritable supplice. Une souffrance psychologique que l’on lit dans leurs yeux, même si elles tentent de la dissimuler sous une bonhommie toute relative.

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Dés qu’elles sortent de leur univers, de leur cocon, elles sont soumises aux regards des autres ; on les filme, on les montre du doigt, on les photographie comme des bêtes de foire, et chaque pas dans la rue leur rappelle leur différence et leur funeste sort. Comment vivront-elles leur âge adulte, loin des bras protecteurs de leur parent ? Quel genre d’intimité amoureuse peuvent-elles espérer ? elles qui sont inséparables.

 

Ah, la vie est bien malicieuse parfois, et l’on se demande tout de même au final, si elles parviendront à se supporter jusqu’à la fin de leur vie sans faire porter à l’autre le fardeau de l’intrusion de son corps.
siamoises-16-ans.jpeg

 Si vous voulez en savoir plus, et consulter les vidéos de l’émission, voici le lien qui vous y mènera directement :

http://www.teva.fr/cms/display.jsp?id=bd_10782&occId=p2_781292



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Lundi 26 novembre 2007

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La question semble aussi lugubre que cocasse pour un lundi matin, mais elle envahit mon cerveau au point que ma bibliothèque ne cesse de s’étoffer de bouquins en tout genre traitant du sujet. C’est vrai quoi, pourquoi mourir quand on est doté d’un tel instinct de survie ? Pourquoi tant aimer la vie quant on sait qu’elle nous lâchera un jour ou l’autre, peut-être demain, peut-être aujourd’hui, sans vergogne, sans considération pour l’amour qu’on lui porte ?

Le dernier livre parcouru « biologie de la mort » aborde  la mort sous un aspect purement scientifique. L’info la plus frappante est que nos cellules sont programmées pour ne se reproduire qu’un nombre de fois limité. La mort est donc ancrée dans nos gènes dés notre conception.

 Et que penser des neurones ou encore des cellules cardiaques, que l’homme conservera de sa naissance à sa mort sans jamais qu’elles se renouvellent ? Nous sommes programmés pour mourir.

C’est donc que la mort à une utilité, que ce soit pour la préservation d’un équilibre mort/naissance afin que la planète n’explose pas sous la multiplication des espèces ou encore pour « nettoyer » les populations de ses membres vieillis et inutiles puisque incapable de se reproduire passé un certain âge. Car voilà ce qui ressort de ce bouquin : nos corps seraient en quelque sorte des vecteurs de nos gènes. Conçus pour transporter notre ADN au travers des âges, et éliminés quand ce transport ne peut plus être effectué techniquement.

D’ailleurs, l’âge où l’on meure le moins statistiquement, est l’âge où la fécondité est à son maximum. Dans le règne animal, les espèces à la plus grande longévité, sont celles qui sont capables de se reproduire avec la même efficacité jusqu’à leur dernier jour (c’est le cas de la baleine ou encore de la tortue des Galápagos qui peut facilement passer le siècle d’existence) L’homme dont le capital reproductif s’étiole à partir de 40ans (c’est surtout valable pour la femme), n’aurait donc plus grande utilité pour son espèce passé cet âge.

mort.antiquit---jpg.jpg Chaque fois que l’homme, en laboratoire, a tenté de modifier l’ADN de certaines espèces d’insectes (comme la mouche Drosophile) pour les rendre « immortelles », et qu’ainsi leur durée de vie s’est vue augmentée jusqu’à parfois 50%, une fois le groupe test relâché, la sélection naturelle s’est empressée de modifier à nouveau cet ADN pour le rendre raisonnablement « mortel ». Ainsi, les générations qui suivent le groupe test retrouvent rapidement une mortalité « normale ». La nature rejetterait donc l’immortalité car elle serait un danger potentiel pour notre planète.

Cela rend –il la mort plus acceptable pour autant ? Et quand bien même nous ne serions plus utiles une fois notre fécondité amoindrie, pouvons nous accepter avec sagesse et résolution d’être purement et simplement éliminés du circuit car improductifs et envahissants ? Franchement, c’est un peu ce que l’on ressent dans notre société où il ne fait pas bon vieillir et où l’on abandonne nos vieux dans de sordides mouroirs, voire pire, dans la solitude de leur petite vie devenue inutile et encombrante à une famille bien trop préoccupée de valoriser ses enfants, garants de la transmission du patrimoine génétique dans les générations futures. Ce besoin de se reproduire, instinctif et inné, explique aussi le drame vécu par l’humain stérile, dont la vie tout à coup semble n’être réduite qu’au néant puisqu’il ne restera plus rien de lui après sa mort. Car enfin, enfanter n’est-ce pas en quelque sorte rechercher le fantasme de l’immortalité ?

Bref, je n’en finirai pas de m’interroger à ce propos et vous livrerai d’autres observations recueillies au cours de mes lectures.

Votre propre conception de la mort sera la bienvenue pour éclairer ma lanterne, et d’ici là, portez vous bien.   MomieAmenhotepIII.jpeg

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Vendredi 23 novembre 2007
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Samedi dernier, je profitai de mon séjour à Nice pour aller me faire rafraîchir la crinière chez mon coiffeur préféré.

11h00, l’heure de pointe habituelle le samedi, et pourtant il n’y a que deux personnes lorsque je débarque au salon.

Jessica, la shampooineuse  coloriste, en profite pour partager un expresso avec moi pendant que mes cheveux crament sous les pigments châtains dorés.

Elle a pas trop le moral Jessica, elle est en train de divorcer et sa solitude toute nouvelle ne lui sied pas vraiment. Je sens qu’elle a envie de parler. Elle en a gros sur le cœur et je lui prête volontiers mon oreille.

En plus, je suis dans la merde, me dit-elle,  j’ai des dettes par-dessus la tête et je n’arrive pas à m’en sortir.

"T’as pris des crédits, c’est ça ? Pour acheter une bagnole ?"

"Une bagnole ? Tu parles, j’aimerai bien. Non  même pas,  je me trimballe toujours dans ma vielle Panda. J’ai cumulé des petits crédits, tu sais genre Sofinco, Cételem."

« Ouais, je vois, le petit bonhomme vert hideux qui veut nous faire le portefeuille »

« Pour des conneries en plus, 800 euros  noël dernier pour gâter les gosses, 900 pour le permis de ma fille, 500 pour la machine à laver qui m’a lâché. Enfin tu vois, rien d’essentiel, mais je gagne pas assez pour assurer les bonus. Sorti du loyer de la bouffe et de l’essence, ça devient dur d’assurer les à-côtés.

« C’est vrai que les salaires sont minables. Et tout devient inabordable. La bouffe même devient inaccessible »

 « M’en parle pas, tu sais que ça fait deux ans que j’ai pas poussé un  caddie chez Carrefour ! Non, maintenant c’est Leader Price et compagnie. Avec 3 gosses et un mari qui assure pas, j’ai pas le choix »

Pauvre Jessi, ça m’emmerde d’entendre ça, ça me colle des frissons et je sais quelle est loin d’être la seule à galérer comme ça.

J’ai un peu honte d’entendre des trucs pareils dans mon pays bien-aimé. Je sens qu’on est tout droit partis dans le sillon des Etats-Unis et qu’à son instar, notre classe moyenne est appelée à disparaître à plus ou moins long terme.

Ah Jessi, te reste plus qu’à te trouver un Emir. Un de ces soirs on ira boire une coupe au Negresco histoire de voir si le bonheur passerait pas par le comptoir à l’heure de l’apéro.

Je quitte Jessi avec une chevelure de rêve et le sourire dans les baskets.

Et comme le diraient les NULS : Les temps sont durs, les bites sont molles, les femmes se plaignent…(lol)

Par cocostar70 - Communauté : NICE, un état.........d'esprit
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Mercredi 21 novembre 2007

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Chaque fois que j’entends parler de Tahiti, c’est guimauve et compagnie. Tahiti l’île de rêve, le paradis sur terre, les vahinés langoureuses qui dansent le tamuré pieds nus dans le sable blanc…Et j’en passe. Certes, Tahiti il est vrai c’est aussi cela, mais le tableau est loin d’être aussi rose et je veux aujourd’hui témoigner du  Tahiti que j’ai connu, non pour décaper la dorure qui entoure son nom, mais par souci d’information, pour rétablir une certaine vérité.

Il y a quelques années de cela, je claquais tout : ma boîte, mon appart, mon boy-friend, pour acheter un billet open destination Papeete. Un aller sans retour programmé. Je partais sur les traces de mon papa qui naquît là-bas, sur l’île de Raiatéa tout prés de Tahiti. Fils d’une famille suédo-australienne, mon père qui quitta la Polynésie à l’âge de 18 ans, ne reposa plus jamais le pied sur son ile natale avant de mourir en France à l’âge de 33 ans. Je ne l’ai pas assez connu. J’avais 11 ans. Le besoin de mieux comprendre sa vie, ses racines, sa famille me poussa donc à débarquer un beau jour là-bas. Mais je ne voulais pas d’un séjour touristique ; pendant 2 mois, j’ai découvert cette famille du bout du monde que je ne connaissais qu’en photo, et me suis baladée d’ile en ile à leur rencontre, à la rencontre de mes racines. Puis j’ai voulu m’immerger dans la vraie vie. J’ai trouvé un boulot chez un notaire à Papeete et j’ai loué un studio sur l’avenue du Prince Hinoï. Au fil de mes rencontres, je découvrais l’autre face de Tahiti : la pauvreté, les bidons villes en périphérie, les quartiers chauds.
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A Tahiti, il y a la Dengue mais il y a aussi la Bringue. Les Tahitiens picolent à outrance et la violence fait partie du quotidien. L’inceste aussi. J’ai entendu plus d’une fois l’intolérable, comme ces mamans qui, lassées d’assouvir les pulsions de leur mari, mettent volontairement dans le lit du couple, une de leur fille entre elles et lui. Leur propre fille ! Les mœurs sont très particulières. Les ré-ré par exemple (à prononcer en roulant les r). Le ré-ré est un garçon, généralement le petit dernier de sa fratrie, que l’on élève comme une fille : on l’habille on lui laisse pousser les cheveux, il participe aux tâches ménagères, fait la cuisine. A l’âge adulte c’est généralement un travlo qui bien souvent se prostitue.  Le ré-ré est  bien connu des marins français et étrangers, car il fait partie de leur bizutage . (Généralement, on saoule le nouveau, on le balance dans une chambre avec un ré-ré qu’on a bien sûr payé et se passe ce que se passe…). Mais le plus grand fléau c’est l’alcool. Du vendredi soir au dimanche soir c’est « la bringue » Bringue= musique+bière+baston. Dans le truck du vendredi 16h00, celui qui ramène les travailleurs chez eux, c’est dégoupillage de canette à la chaine : CLOC CLOC CLOC et ça boit, ça boit. De la bière surtout, qu’on achète par caisse de 40 chez n’importe quel épicier chinois (tous les épiciers sont chinois à Tahiti). Arrivés chez eux, ils sont déjà moitié bourrés. Et l’accoutumance à l’alcool débute très tôt. Budweiser a lancé là-bas la Bud Ice, une bière à 3,5 ° qui fut immédiatement adoptée par les enfants. J’ai vu de mes yeux vu dans une cour d’école, une pancarte sur laquelle était écrit « il est interdit de jeter les canettes dans la cour ».

Et en Polynésie alcool rime avec violence . J’ai assisté à des bagarres d’une sauvagerie inouïe. A la sortie des boîtes, tout est prétexte à castagner et je dirai que c’est le deuxième sport national après « la rame » (la pirogue). Dans le quartier chaud de Papeete, celui des bikers et des casinos, il ne fait pas bon se balader seul passée 19h00. On y voit régulièrement des gamins s’amuser à s’éclater la tête contre les rideaux de fer des commerces fermés, et se balancer des bouteilles de bière vide dans la tronche. Les femmes aussi sont copieusement tabassées et picolent tout autant que leur mari. C’est culturel ! Mais j’aurai tant à dire, et pas seulement le pire d’ailleurs, que je ferai une suite à cette publication pour ne pas décourager votre lecture. En tout cas, c’est dit : Tahiti paradis, oui mais enfer aussi…    

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Par cocostar70 - Communauté : Les chapitres de ma vie
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Mardi 20 novembre 2007

 Samedi soir au resto, après l’épisode inoubliable de Lulu (les transformistes), nous terminons la soirée à 4h00 du mat’ en compagnie d’une bande de potes venus fêter l’anniversaire de l’un d’entre eux, Pascal.
Pour la troisième fois, ils ont choisi le resto pour se réunir, et la familiarité s’installe d’elle-même

Ils sont émouvants ces 7 copains d’enfance. Ils se sont quasiment tous connus tout petit. C’est ce que me confie Pascal  qui fête ses 37 ans (comme moi) en s’épanchant autour d’un whisky sec, le troisième ou le quatrième, mais tout le monde sait ça : y a un moment où on ne compte plus.  Tout cette joyeuse bande est autour du comptoir et c’est tournée générale de Génépi et Limoncello.

Pascal trinque avec sa femme et c’est Gino le Taxi qui vient à son tour me compter fleurette. Lui aussi a 37 ans, et la conversation s’évade vers notre jeunesse niçoise et ses turpitudes nocturnes.

Gino : « Tu sortais où toi quand t’avais 20 ans ? »

« Au grand Escurial, t’as connu le grand Escurial ? »

« Si j’ai connu ? attends ! tu plaisantes ? bien sûr, je connaissais même que ça »

A l’évocation de cette boite mythique de ma jeunesse, me vient l’image du Bistingo. Le Bistingo, c’était le petit resto pizzéria au début de la Pietonne qui était ouvert toute la nuit et où les noceurs finissaient leur tournée nocturne autour d’une calzone dégoulinante de mozzarella.
quai-des---tats-unis.jpg

Combien de nuit n’ai-je pas terminé dans ce petit resto qui nous accueillait à toute heure avec le sourire et où l’on croisait une foule de personnages incroyables allant du barjo attendrissant au punk destroy et anarchiste.

A l’époque où on rentrait chez soi à l’heure où le soleil se lève. Allez, un dernier café et Gé va me ramener dans son Alpine GT de Kakou.

Tout à coup, je réalise qu’on est là, à se noyer dans la nostalgie et moi je me prends un sacré coup de vieux.

Merde, le Bistingo n’est plus ce qu’il était, le Grand Escurial a changé 20 fois de nom et de patron et moi, je n’ai plus 20 ans.

« Alex, un autre Génépi, c’est urgent ! »   la-prom.jpg

Par cocostar70 - Communauté : NICE, un état.........d'esprit
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